Beaucoup ont vu dans notre départ vers Hong Kong un acte de courage. Mais en fait, ce n'est en rien un acte de courage. Nous ne sommes pas partis sauver des gens en terrain ennemi, construire des écoles dans des régions arides et hostiles, non, nous sommes partis à la conquête d'un rêve dans un pays plus que civilisé.
Et pour illustrer encore mieux ce que nous ressentons, je reprendrais les mots que Marie-Jo (la femme d'un collègue d'Eric) a si bien écrits dans son blog :
"Quand on part loin de chez soi, on dirait que nos émotions sont démultipliées. Un peu comme une femme enceinte, pendant plusieurs semaines, on a la sensibilité en émoi. C'est comme si on ressentait plus les choses, comme si on réalisait tout d'un coup qu'il faut profiter de chaque instant.
On vit des hauts si hauts qu'on se demande parfois pourquoi on n'est pas parti avant. On s'émerveille de tout. Tout ce qui ne va pas est exotique et tout ce qui va est extraordinaire. Mettre le pied dehors est une occasion de vivre une nouvelle aventure et chaque course devient une véritable expédition.
Mais le cruel destin de celui qui part, c'est aussi de se perdre sur la route. On a beau avoir fait notre valise précautionneusement, on égare toujours des p'tits bouts. C'est inévitable.
Le fabuleux destin de l'expatrié, c'est une montagne russe. Il enchaîne les hauts et les bas, comme pour rendre justice à tous ceux qui sont restés."
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